Autour du plateau du Bolaven

J’ai visité à Pakse les coins que j’aime bien:

d’abord les restaurants. L’excellent indien « Jasmin » s’est scindé en deux puisque « le jeune » ne s’entendait plus avec le proprio et a ouvert le « Nazim ». Leurs cartes et la qualité des plats sont très semblables, je mange à tour de rôle chez l’un et chez l’autre.

« Xuan Mai », le chinois, était la grande déception. C’est peut-être dû au début du nouvel an chinois, la grande fête avec dragons, percussions et pétards pendant tout le ouikende…Le restau resta fermé pendant trois jours. Vous imaginez que ni la patronne ni la petite guêpe de serveuse étaient en forme lors de la réouverture.

Je fais une petite visite chez les frères Tang pour y acheter du thé « brut de décoffrage » qui a poussé sur le plateau du Bolaven et n’a pratiquement pas vu d’usine.

Une autre pause, café celle là, chez « Sinouk » (représentant à Voisins-les-Bretonneux). Je savais que je me coucherai tard ce soir… Le café du Bolaven a des « chevaux » en plus de ses arômes subtils! Moi, l’ayant bu après les 17h, je ne dors plus.

Là-dessus, je pars pour ma boucle dans les monts et vallons du Bolaven.

Première halte, presque trop civilisée, chez « Phitaseth » au village de Tad Lo et sa terrasse avec vue sur les chutes du bas, Tad Hang, qui remplace aisément le manque de hauteur par une disposition des plus photogéniques:

Tad Hang le soir

Tad Hang le soir

A l' »étage » au-dessus il y a Tad Lo proprement dit, plus difficile (il faut grimper sur des gros rochers) d’accès mais pourvu de beaux bassins pour se tremper.

La dernière chute, à une dizaine de km de piste traversant des villages en dehors de notre temps: tribus animistes, travaillant encore avec des éléphants, ici on garde les cercueils en-dessous des maisons sur pilotis –en attendant l’occasion funeste.

Cette première chute, Tad Soung, de 80 m de haut est hélas victime des temps modernes: une usine hydroélectrique lui pique toute son eau, on a quand-même laissé un peu pour la chute, histoire de montrer où elle était autrefois. La vue sur la vallée vaut tout de même le voyage.

Tad Soung de gauche

Tad Soung de gauche

et de droite, attention à la marche!

et de droite, attention à la marche!

Faire ce petit tour avec une vraie petite moto était un plaisir que je n’oublierai pas si rapidement. La moto, ça ne s’oublie pas…

Quelques fleurs cueillies au bord de route:

meme le bord de route a ses secrets

meme le bord de route a ses secrets, en bleu

et en jaune

et en jaune

Le lendemain, je quitte cet endroit paisible pour le coin le plus septentrional de la province: Salavan sur les bords du Sedon. Ici, on est presque au Vietnam, à la hauteur de Konthum. Je trouve un guesthouse au centre de la petite ville. Pour déjeûner, c’est un des stand du marché voisin, où on vous fait comme d’habitude une excellente soupe aux nouilles avec plein d’herbes que je ne saurais même pas nommer.

Le marché est très important avec une offre allant de l’alimentaire jusqu’à utilitaire: quinquaillerie, appareillage électrique, pièces de moto et pneus. Il y a tout de même quelques bijoutiers dans un des carrés. juste à côté du coiffeur. Il faut ce qu’il faut…(je n’ai pas vu d’arracheur de dents).

Pour le soir, j’ai découvert un restaurant aux bords due la rivière, le « Hong Lek », qui prépare, uniquement le soir, du poisson frit et les ingrédients pour fabriquer soi-même des rouleaux de printemps (tiens, ça sonne un peu vietnamien…). Et, surtout, tient au frais un stock inépuisable de « BeerLao ».

Le hic, il faut mériter son repas: 1,5 km de sentier poussiereux, à l’autre bout d’un village voisin. Important: se munir d’une lampe de poche pour le chemin de retour.

C’était une soirée mémorable, même si je ne comprenais un traitre mot de ce que l’on me disait.

Le matin, on me voit de bonne heure au terminal des bus. Il me faut celui pour Sekong sur les bords de la rivière idoine. C’était un pauvre minibus prévu pour 16 passagers – on était 24 avec bagages. On sentait chaque trou dans la chaussée.

Arrivé, j’étais un peu désemparé. Sekong ne ressemble pas à une ville comme nous connaissons. Elle est énormement étalée et pour toute course, il faut ou une voiture ou une moto. Les américains n’ont pas lésiné avec leurs bombes. A la fin de l' »autre guerre » il ne restait plus grandchose de Sekong.

L’hôtel, de propriétaire chinois ou vietnamien avec l’éqipement en meubles qui pèsent des tonnes, avait bien une cuisine, mais pour se faire comprendre et lancer l’opération « cuisine » il fallait franchir tous les échelons du personnel.

Rassurez-vous, je suis toujours vivant, preuve que j’ai mangé.

IMG_0113

Il en était de même avec la ville du « café », Paksong. Il ne restait plus aucune infrastructure urbaine (Je n’ai pas reconnue cette ville sur le trajet de retour, le conducteur n’a pas voulu s’arrêter, que sais-je. Enfin de compte je me trouvais au terminal des bus, « km 8 », de Pakse. Fatigué des petites routes, je n’ai point insisté et pris un tuk-tuk pour mon guesthouse.)

 

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